Letter from Bill Siksay on C-389

Posted on April 15, 2011 by

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April 15, 2011

Dear Friends,

As you know, Parliament has now been dissolved and a federal election has been called for May 2nd.  Sadly, this means that Bill C389-An Act to Amend the Canadian Human Rights Act and the Criminal Code (gender identity and gender expression) has died.

I wanted to update you on what had happened with the bill in recent weeks.

The search for a sponsor in the Senate was underway:

– I had a conversation with the Deputy Leader of the Government in the Senate, Senator Comeau, who tabled the bill in the Senate at first reading.  This action was essentially an automatic step, getting it on the record in the Senate.  Senator Comeau provided helpful advice and information about the process in the Senate.

-I had very helpful discussions with Senator Cowan, the Leader of the Opposition in the Senate.  Senator Cowan is a Liberal Senator and a supporter of the bill.  Given his position as Leader of the Opposition he was not able to act as the sponsor of the bill, but he did offer very helpful advice and an ongoing commitment to helping with the bill’s progress.

-I directly approached three Senators about sponsoring the bill.  One, despite supporting the bill, wanted to propose amendments and felt it was therefore better not to be the sponsor.  Helpful advice was offered by this Senator.  A second Senator, despite a public commitment on issues of concern to the GLBTT community, would not return my phone calls.  A third Senator, also a supporter of the bill, decided after careful consideration, that workload considerations made it impossible to take on sponsorship.

I would also like to point out that despite the publicity and lobbying work surrounding the bill, no Senator approached me to volunteer as a sponsor of the bill.

By the time these initial discussions had concluded it was apparent that there was a strong likelihood that the government would be defeated.  I decided at that point to suspend the search until that had been clarified.  If the government had survived the votes on the Budget or on non-confidence motions, I would have immediately resumed my conversations with other Senators who had been identified as supporters.

I want to stress that even if a sponsor had been in place immediately after the passage of the bill at third reading in the House, there was very little chance the bill would have made significant progress in the Senate.  There just was not enough time to move it through the various stages.  Only four Private Member’s Bills received Royal Assent from the Senate in this Parliament.   Three were put forward by Conservative MPs and one by a Liberal MP.  One went through the entire process in three months; the other three took over a year.  The one that was fast tracked had the direct support of the government and unanimous support among Conservative and Liberal MPs, and near unanimous support from NDP MPs, when it came to votes in the House.  Finally, we should not underestimate the challenge of a Senate where the Conservative now hold the majority of seats.  We must remember that the Government did not support the bill (including the Prime Minister and Minister of Justice who voted against it), and this would ultimately have been factor in its progress in the Senate.

Let’s remember the positive side of Bill C389.  For the first time in the history of our Parliament, the situation of transgender and transsexual Canadians was debated.  Many new allies of the trans community were identified among the elected representatives of the Canadian people-12 MPs seconded the bill (nine New Democrats including NDP Leader, Jack Layton and three Liberals) and 143 MPs voted in favour of it at third reading (all NDP and Bloc Quebecois MPs, almost all Liberal MPs, and six Conservative MPs).  New awareness was created in the broader community about the lives of trans Canadians thanks to debate on the bill.  As well, the fact that the House of Commons supported making trans rights explicit in our human rights law will hopefully be taken into consideration by tribunals, commissions and the courts.  And never forget that thanks to successful complaints launched by trans people, human rights protections for transgender and transsexual people have already been established in Canadian law using the existing prohibitions against discrimination on the basis of sex and disability.

I am confident that trans rights will be back on the agenda of the new Parliament.  Given that I am retiring from the House, the bill will need to tabled by another MP-I know several who are ready to take this step.  And I hold out the hope that a new government might introduce this change as government legislation.  Either way, I am confident that we see success in the future.

It has been my great honour to work with the trans community on this project.  I wish we’d had more time.

In solidarity,

Bill Siksay

Chers amis,

Le Parlement a maintenant été dissous, et des élections fédérales ont été déclenchées. Elles auront lieu le 2 mai. Malheureusement, par conséquent, le projet de loi C-389-Loi modifiant la Loi canadienne sur les droits de la personne et le Code criminel (identité et expression sexuelles), est mort au Feuilleton.

Je voulais faire une mise à jour sur ce qui s’est passé avec ce projet de loi ces dernières semaines.

La recherche d’un parrain au Sénat était en cours :

— J’ai eu une conversation avec le leader adjoint du gouvernement au Sénat, le sénateur Comeau, qui avait déposé le projet de loi au Sénat en première lecture. Cet acte fut pratiquement une étape automatique, qui avait permis de le faire figurer officiellement au Sénat. Le sénateur Comeau m’a fourni des conseils et des renseignements utiles au sujet du processus du Sénat.

— J’ai eu des discussions très fructueuses avec le sénateur Cowan, le leader de l’opposition au Sénat. Ce sénateur libéral appuyait le projet de loi. Cependant, étant donné sa position de leader de l’opposition, il ne pouvait le faire en tant que parrain du projet de loi. Néanmoins, il m’a donné son avis utile et s’est engagé à aider à faire adopter le projet de loi.

— J’ai demandé directement à trois sénateurs de parrainer le projet de loi. L’un d’eux, malgré le fait qu’il l’appuyait, voulait y proposer des amendements et trouvait qu’il était par conséquent préférable de ne pas le parrainer. Il m’a fourni des conseils utiles. Un deuxième sénateur, malgré son engagement à l’égard des questions intéressant la communauté gaie, lesbienne, bisexuelle, transgenre et transsexuelle, ne m’a pas rendu mes appels. Un troisième sénateur, qui défendait aussi le projet de loi, a conclu, après mûre réflexion, qu’en raison de sa charge de travail, il ne pouvait le parrainer.

J’aimerais également signaler que, malgré la publicité et le travail de représentation entourant le projet de loi, aucun sénateur ne m’a abordé pour m’offrir de le parrainer.

À la fin de ces premières discussions, il était tout à fait vraisemblable que le gouvernement serait renversé. J’ai décidé, à ce moment-là, de suspendre la recherche jusqu’à ce que la situation ait été clarifiée. Si le gouvernement avait survécu aux votes sur le budget ou sur des motions de censure, j’aurais immédiatement repris mes conversations avec les autres sénateurs identifiés comme des partisans.

J’insiste sur le fait que, même si un parrain avait été en place immédiatement après l’adoption de ce projet de loi à l’étape de la troisième lecture à la Chambre, il y avait peu de chances que celui-ci accomplisse des progrès considérables au Sénat. Il n’y avait tout simplement pas assez de temps pour lui faire franchir les diverses étapes. Seuls quatre projets de loi d’initiative parlementaire ont reçu la sanction royale au Sénat durant cette législature. Trois ont été déposés par des députés conservateurs, et un par un député libéral. L’examen législatif de l’un de ces projets n’a duré que trois mois, alors celui des trois autres a pris plus d’un an. Celui dont l’examen a été accéléré a bénéficié, lors des différents votes à la Chambre, de l’appui direct du gouvernement, de l’appui unanime des députés conservateurs et libéraux, ainsi que de l’appui quasi unanime des députés néodémocrates.  Nous devons nous rappeler que le gouvernement s’opposait à ce projet de loi (y compris le premier ministre et le ministre de la Justice, qui ont voté contre celui-ci) et que, en fin de compte, cela aurait joué dans sa progression au Sénat.

Rappelons les aspects positifs du projet de loi C-389. Pour la première fois dans l’histoire du Parlement, la situation des transgenres et des transsexuels canadiens était débattue. De nombreux nouveaux alliés des transgenres ont été identifiés parmi les élus du peuple : 12 députés ont appuyé ce projet de loi (neuf néo-démocrates, y compris le chef du NPD, Jack Layton, et trois libéraux), et 143 ont voté pour celui-ci à l’étape de la troisième lecture (tous les députés du NPD et du Bloc Québécois, presque tous les députés libéraux et six députés conservateurs). Le débat sur ce projet de loi a sensibilisé la population en général aux Canadiens transgenres et transsexuels. En outre, on espère que les tribunaux et les commissions tiendront compte du fait que la Chambre des communes a décidé d’inclure explicitement les droits des transgenres et des transsexuels dans la législation canadienne sur les droits de la personne. N’oublions jamais que, grâce aux plaintes déposées par les transgenres et les transsexuels, qui ont eu gain de cause, les droits des transgenres et des transsexuels sont protégés dans le droit canadien grâce à la disposition interdisant la discrimination fondée sur le sexe et la déficience.

Je suis certain que les droits des transgenres et des transsexuels seront réinscrits à l’ordre du jour de la nouvelle législature. Comme je quitte la Chambre, un autre député devra déposer le projet de loi. J’en connais plusieurs qui sont prêts à franchir ce cap. Je conserve l’espoir qu’un nouveau gouvernement recommande un changement en ce sens et en fasse un projet de loi d’initiative gouvernementale. Je suis persuadé que nous connaîtrons du succès à l’avenir.

J’ai eu le grand honneur de travailler avec la communauté des transgenres et des transsexuels à ce projet. J’aurais aimé que nous ayons plus de temps.

Solidairement,

Bill Siksay

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